Evolution de la fonction finance

January 11, 2019

 

De l'ERP aux plate-formes, à la BI, au prédictif et à l'intelligence Artificielle... Si les grands groupes commencent à s'équiper, qu'en est-il des PME?

 

Qu'entend-on par « transformation de la fonction finance » ?

 

Après avoir longtemps été dans la constatation et la réaction a posteriori face aux résultats financiers de l'entreprise,  le directeur financier est aujourd'hui attendu dans l'anticipation . Face à l'accélération des changements, à la rapidité de la transformation des business et de l'apparition de nouveaux concurrents, les dirigeants souhaitent que la fonction finance propose - en amont - des pistes d'optimisation.

 

Malheureusement, les outils et les solutions dont disposent aujourd'hui les responsables financiers ont été construits sur la base du passé plutôt que du futur : ce sont des outils de reporting a posteriori et pas de projection a priori.  Il y a donc une forte demande d'outils d'analyse prédictive et de business intelligence , permettant de se projeter dans l'avenir mais aussi de prendre en compte des données issues de l'extérieur de l'entreprise. Par ailleurs, il faut des solutions agiles, permettant d'accéder à l'information en temps réel, n'importe quand, n'importe où, et même de toutes les manières possibles. 

Cette évolution a aussi des conséquences en matière de ressources humaines : afin de se dégager du temps pour l'analyse prédictive, les équipes souhaitent automatiser au maximum les tâches répétitives comme la saisie de données ou les connexions avec les banques. Tout ce qui permet de soulager la fonction finance des tâches administratives et à faible valeur ajoutée est aujourd'hui bienvenu. Mais attention, la transformation numérique de la direction financière va bien au-delà du back office : l'objectif est que la fonction finance soit elle aussi au service du client final et contribue à la création de valeur de l'entreprise.

 

 

Quel est l'état d'avancement des PME dans cette transformation ?

Le besoin de simplification et d'automatisation intelligente des tâches est encore plus prégnant dans les PME, dont les équipes sont réduites : l'intelligence artificielle, les chatbots, ou encore les solutions vocales, peuvent leur apporter beaucoup. La problématique des PME n'est pas qu'elles ne sont pas prêtes à se transformer, mais plutôt qu'elles ignorent souvent qu'il existe des solutions susceptibles de considérablement les aider. Il faut aujourd'hui les évangéliser, ce qui est long et assez compliqué.

Il y a aussi un défi humain : les PME ne disposent pas forcément, en interne, de responsables à même de porter la transformation numérique et elles ont du mal à les recruter. Il y a pourtant un enjeu majeur : ceux qui parviennent à bien s'intégrer à leur écosystème gagnent du temps et peuvent rendre un service plus transparent, plus simple et moins cher. Et c'est cela qui fait la différence, aujourd'hui, aux yeux du consommateur.

 

Les apps pour permettre à tout entreprise de bénéficier du prédictif, de l'IA et de l'automatisation.

Les systèmes actuels sont construits sur des bases de données, ce qui induit une très forte rigidité dans l'exécution des processus et une faible adaptabilité. Pour dépasser les systèmes "database centric",  les nouveaux systèmes devront être construits sur des technologies permettant de gérer les documents semi-structurés et devront s'appuyer sur des réseaux de partenaires commerciaux. Ils devront être dans le cloud  pour utiliser les ressources infinies du web (Iaas / Paas, Open Data...).

 

Déjà, certaines plateformes B2B telles que TradeShift, Arriba... , qui ont pour fonction principale la dématérialisation de bout-en-bout des flux, ouvrent leur système au travers d'API et de système d'authentification standard (oauth...).

 

Ainsi des apps peuvent être construites sur ces plateformes B2B. A terme ,ces apps  reprendront des modules entier d'ERP (AP, PO, AR ...).... , elles utiliseront des frameworks à développement rapide, s'enrichiront de technologies prédictives et d'IA et exploiteront au maximum l'OpenData (annuaires nationaux des entreprise, géocodification etc...). Seul le cloud pourra héberger des solutions exploitant au mieux le contenu (la data structurée, semi-structurée ou déstructurée) et le contenant (stockage et puissance de calcul...) 

 

En deux mots :  l'avenir de la finance est dans le nuage!

 

 

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